Gout amer
La vérité dérangeante sur lapprobation de lOrganisation Mondiale de la Santé concernant lirradiation des aliments
L’ Organisation Mondiale de la Santé est lagence la plus influente et la plus importante en son genre. Créée en 1948 par les Nations, Unies, lOMS a pour mission, rien de moins que celle de préserver la santé de la population mondial. La santé est un état de complet bien-être physique, mental et social, et ne consiste pas seulement en une absence de maladie ou dinfirmité 1.
LOMS, dont le siëge est Genëve, comprenait sa création 61 Etats membres. Elle compte aujourdhui 193 pays de l’Algérie au Zimbabwe, plus de 100 programmes incluant pratiquement tous les problëmes de santé imaginables — de l’anthrax au problëme de santé sexuelle et reproductive chez ladolescent, de la déficience en vitamine A aux violences faites contre les femmes2.
Quand lOrganisation Mondiale de la Santé parle, le monde écoute.
En 1999, lOMS annonçait que tous les aliments pouvaient être traités par rayons ionisants et restaient sûrs la consommation humaine. Les aliments pouvaient donc être exposés un rayonnement gamma de trës haute énergie (directement issu de Colbalt, 60 ou de Cesium,137) ou un faisceau délectrons fr lant la vitesse de la lumiëre émis par des irradiateurs linéaires. Ce rayonnement peut atteindre léquivalent de plusieurs milliards de rayon X. Cependant, lOMS affirmait que les aliments traités par un tel rayonnement ne faisaient courir aucun risque toxicologique 3.
Largement basé sur ces recherches, la Commission du Codex Alimentarius statuait en juillet 2003 que tout aliment pouvait être irradié quelle que soit la dose sans restriction et quil restait sûr la consommation. Les décisions du Codex qui établissent les normes de sécurité sanitaire pour plus de 160 pays sont applicables par l’Organisation Mondiale du Commerce.
Lirradiation est un traitement usages multiples. Il permet de tuer les bactéries telles que les E.coli, Salmonella, Listeria et dautres pathogënes contenus dans les aliments ; déradiquer les mouches fruits et dautres parasites. Il est également utilisé pour retarder le mûrissement de la viande, des fruits et légumes. LOMS et le Codex ont ainsi la possibilité de modifier radicalement les modes de production, de distribution et de vente travers le monde.
Une totale rupture
Dans le processus mis en place pour évaluer la sureté des aliments irradiés, lOMS a,t,elle réellement respectée sa mission de protection de la santé de la population mondiale?
Comment lOMS a pu déclarer les aliments irradiés comme sains, alors que les tests montraient que les animaux consommant des aliments irradiés souffraient de dizaines de problëme de santé, dont des morts prématurées, des mutations et dautres anomalies génétiques, des morts de fìtus, des hémorragies internes mortelles, des déprédations organiques, des tumeurs, des problëmes de croissance et des carences nutritionnelles4?
Lévaluation de lOMS a,t,elle été menée de maniëre indépendante, non soumise aux efforts pour encourager la légalisation et la commercialisation des aliments irradiés?
Lanalyse de lOMS nétait,elle pas biaisée par des pressions pour donner un nouveau souffle lindustrie nucléaire en difficulté?
Ces questions ouvrent la voie des réponses perturbantes. Et ces réponses remettent en cause non seulement la fiabilité de lapprobation de lOMS, mais la crédibilité de lagence elle, même.
Une étude en profondeur de laction de lOMS, depuis plus de 40 ans, pour évaluer la sureté des aliments irradiés révële les faits suivants :
- lOMS a joué un r√¥le clé dans labandon du programme initial de recherches co,proposé en 1961, qui recommandait de poursuivre les expérimentations sur la sécurité et la valeur nutritive des aliments irradiés. Elles devaient per-mettre de détecter la toxicité ou la radioactivité des aliments irradiés, et sur la possibilité quils puissent être l’origine de cancer ou de carences nutritionnelles, et qui plus est sur la possibilité que les experts scientifiques aient assez délément pour répondre ces questions fondamentales. LOMS na jamais mené la plupart de ces recherches.
- LOMS a cédé énormément de pouvoir l’Agence Internationale de lEnergie Atomique, dont la mission est de préserver lindustrie nucléaire, et certainement pas la santé des populations. En 1959, lOMS a signé un accord laissant lAIEA la principale responsabilité dans la recherche sur la sécurité des aliments irradiés. Depuis, lAIEA a largement exercé ce pouvoir. Elle a publié 19 des 29 principaux rapports internationaux sur lirradiation des aliments depuis 1962, et seulement 4 de ces rapports ont été publiés entre 1973 et 1993. Ces derniers rapports menaient √† la conclusion que tout aliment pouvait sainement être irradié quelle que soit la dose.
- LOMS laissant lAIEA le r√¥le moteur, cette derniëre a mené une campagne en faveur de la légalisation, de la commercialisation et de lacceptation par les consommateurs des aliments irradiés travers le monde. Afin datteindre cet objectif, lAIEA a publié les 8 principaux rapports internationaux relatifs ces questions. Une de ces publications déclare: nous devons travailler avec des experts en marketing et en psychologie sur les moyens de rassurer le public… Tout mot ou expression contenant les termes irradiation ou irradié devrait être pas appara Ætre sur létiquetage 5.
- LOMS a contribué écarter et minimiser les preuves montrant que les aliments irradiés pourraient ne pas être sûrs pour la consommation humaine. LOMS, avec lappui de lAIEA et lOrganisation pour lAlimentation et lAgriculture (FAO), ont affirmé propos des recherches qui révélaient des problëmes de santé sur des animaux nourris avec des aliments irradiés, que ces problëmes ne pouvaient être attribués lirradiation. De plus, des recherches montrant les effets inverses, que lOMS, lAIEA et la FAO initialement revendiquaient, ont été omises des rapports clés.
- LOMS a contribué écarter des indices récents selon lesquels un produit dérivé nouveau formé dans les aliments ir-radiés était facteur de cancer, de tumeur et danomalies génétiques chez les rats, et pouvait entra Æner des dépréda-tions génétiques dans les cellules humaines. Ce produit chimique, appelé 2,alkycyclobutanone (2,ACBs) , ne se trouve jamais naturellement dans un aliment. Ainsi, un chercheur reconnu de lArmée américaine affirmait tort dans une publication de lAIEA en 1989 quun tel produit chimique navait jamais été détecté dans les aliments irradiés.
Il faut agir vite en diffusant largement linformation afin dassurer que la prolifération des aliments irradiés travers le monde ne mette pas en danger la santé des consommateurs. En affirmant, malgré les nombreuses preuves soutenant le contraire, que les aliments irradiés nétaient pas dangereux pour la santé humaine, lOMS a manqué sa mission qui pourrait mettre en danger la santé de millions de personnes dans plus de 50 pays ces produits sont vendus en toute légalité.
Poser le probleme
Du fait de l’irrégularité intervenue dans le processus par lequel lOMS, lAIEA et la FAO ont validé lirradiation des aliments, Food & Water Watch Europe fait les recommandations suivantes :
- lOMS, lAIEA et la FAC devraient sans délai mettre en place un moratoire sur toute nouvelle recommandation accro Ætre lirradiation des aliments.
- Laccord de 1959 de lOMS qui donne lAIEA la responsabilité principale en matiëre de recherche et développement sur les technologies nucléaires devrait être dissout.
- LOMS, lAIEA et la FAO devraient sans délai retirer les conclusions et suspendre les recommandations du rapport de 1999, Irradiation haute dose : valeur nutritionnelle des aliments irradiés des doses supérieures 10kGy, qui appuie lirradiation pour tous les aliments et quelle que soit la dose — sans restriction. Ces agences devraient informer tous les Etats membres de cette action et recommander quils cessent toute forme dirradiation des ali-ments.
- LOMS devrait sans délai conduire et encourager la publication de recherche sur la sureté et la valeur nutritionnelle des aliments irradiés dans lesprit la ligne de ce qui avait été décidé lors de la rencontre FAO /AIEA/OMS en 1961 Bruxelles. Des recherches devraient aussi être conduites sur la toxicité du cyclobutanone et sur la formation ou la concentration anormale de substances chimiques telles que le benzëne, toluëne et methylethylketone, connues ou suspectées la formation de cancer, problëme la naissance, etc.
- Les Nations,Unies devraient sans délai saisir un groupe indépendant dexperts dans les domaines de la toxicologie, des sciences alimentaires, de la chimie de la radiation, de la nutrition et dautres domaines compétents pour mener une étude globale sur les activités de lOMS, lAIEA et la FAO en terme dirradiation des aliments. Ce groupe devrait reprendre toutes leurs publications afin didentifier et relever toutes les données inexactes, incomplëtes ou manquantes sur lirradiation des aliments. Ce groupe indépendant devrait également mener des investigations sur le r√¥le de lAIEA dans le processus dapprobation de lirradiation des aliments et si lAIEA, en analysant la sureté des aliments a corrompu le processus. Réunions, recherches et données doivent être publiques.



